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Le fonctionnement général du cumul emploi-retraite

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En 2016, le montant moyen de la pension de retraite des retraités français était inférieur à 700 € nets. Pour augmenter le montant de leur pension, de plus en plus français font le choix de reprendre une activité après liquidation de leur retraite. Ce système s’appelle « cumul emploi-retraite » et la loi encadre cette possibilité depuis le début des années 2000. Nous allons vous expliquer comment et à quelles conditions profiter de ce système.

Avant de présenter les conditions pour cumuler ses revenus, il est important de distinguer le cumul « total » du cumul « restreint ».

1 - Le cumul total inter-régimes

Dans la plupart des cas, il est possible de cumuler une pension de retraite (sans restriction de montant) et le revenu d’une activité qui dépend d’un autre régime de retraite.

Exemple : Un retraité du régime général peut tout à fait cumuler sa pension et le revenu d’une activité d’indépendant.

Il existe néanmoins une exception : cumuler une pension de fonctionnaire et un revenu de salarié du privé est possible, mais réglementé.

2 - Le cumul total intra-régime

Si vous avez validé tous vos trimestres et que vous avez l’âge minimum requis pour partir à la retraite, vous touchez donc 100% de votre retraite, vous pouvez tout à fait trouver un nouvel emploi, et ce peu importe le régime ! Vous cumulerez simplement pension et salaire.

3 - Le cumul restreint

Si vous avez liquidé votre retraite avant de pouvoir la toucher à taux plein, et que vous trouvez un emploi rattaché à un régime qui vous verse une pension, le cumul emploi retraite est soumis à conditions.

Depuis 2015, pour pouvoir toucher votre pension de retraite, il est nécessaire de liquider toutes vos pensions (de base et complémentaires) dans tous les régimes dont vous dépendez ou avez dépendu. Seul bémol, si vous reprenez une activité plus tard, vos cotisations ne vous apporterons pas de droits supplémentaires.

4 - Une alternative au cumul : la retraite progressive

La retraite progressive est un système intermédiaire qui permet de simplifier le passage à la retraite. En effet, le concept est simple : réduire progressivement le temps de travail (passage à temps partiel) en continuant de cotiser, tout en percevant une partie de votre pension de retraite.

Ce dispositif est accessible pour une grande majorité de travailleurs, car il concerne :

  • Les salariés du régime général
  • Les salariés du régime agricole (MSA)
  • Les exploitants agricoles (MSA)
  • Les artisans et les commerçants (RSI)

Si durant votre carrière vous avez cotisé auprès du régime des professions libérales (CNAVPL) ou celui des avocats (CNBF), les droits que vous avez acquis doivent être pris en compte. En pratique, c’est un peu plus compliqué, car il est impossible de profiter d’une retraite progressive si vous n’exercez qu’une profession libérale lorsque vous faites votre demande.

Durant cette période à temps partiel, vous pouvez faire le choix de surcotiser, c’est-à-dire payer plus cher que ce que vous êtes censé payer pour continuer de cotiser sur la base d’un temps plein.

Depuis 2014, il faut remplir trois conditions pour profiter du système :

  • Avoir au moins 60 ans.
  • Totaliser au moins 150 trimestres de durée d’assurance (tous les régimes comptent).
  • Réduire son temps de travail.

Plus d'informations sur Bonne-assurance.com.

Mis en ligne le dans Retraite . Taggé Seniors, Personnes âgées, Retraite, Epargne, Emploi, Cotisations .
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